Israël

Législatives en Israël 2026 : Netanyahou joue son septième mandat, l'opposition d'Eisenkot vise les 61 sièges

2026-09-21
Législatives en Israël 2026 : Netanyahou joue son septième mandat, l'opposition d'Eisenkot vise les 61 sièges

Législatives en Israël 2026 : à un mois du scrutin du 27 octobre, Benyamin Netanyahou aborde le vote affaibli, tandis que l'opposition conduite par Gadi Eisenkot espère lui arracher les 61 sièges nécessaires pour gouverner, rapporte Midi Libre.

Législatives en Israël 2026 : un scrutin fixé au 27 octobre

Ces élections législatives sont les premières depuis les attaques du 7 octobre 2023. Les 120 sièges de la Knesset se répartissent à la proportionnelle intégrale, et 61 mandats suffisent pour former un gouvernement. Benyamin Netanyahou, 76 ans, brigue un septième mandat à la tête du Likoud.

Selon le politologue Denis Charbit, professeur à l'Université ouverte d'Israël, la coalition sortante ne totalise plus que 50 à 52 députés, quand l'opposition, qui regroupe « deux blocs : l'opposition sioniste et les partis arabes d'Israël », est créditée d'environ 70 sièges, rapporte la RTS.

Législatives en Israël 2026 : Eisenkot, l'alternative créditée par les sondages

Le parti centriste Yashar de Gadi Eisenkot, ancien chef d'état-major qui a perdu un fils dans la guerre à Gaza, place l'échec du 7 octobre, la sécurité et la conscription des ultraorthodoxes au cœur de sa campagne. Son spot au cinéma le présente en pilote « super détendu ».

« Normalement, Netanyahou perd », estime l'analyste Philippe Velilla, cité par Midi Libre. Le Likoud ne décrocherait qu'une vingtaine de sièges contre 32 auparavant : « Il perd au moins dix sièges, c'est irrattrapable ». Un sondage Channel 13 du 16 septembre donnait toutefois le bloc du Premier ministre à 54 sièges contre 52, selon BFM TV.

Les révélations sur le 7-Octobre pèsent sur la campagne

Deux journalistes israéliens affirment que Benyamin Netanyahou avait été informé, dix jours avant l'attaque, d'une opération du Hamas en préparation, par le président émirati. Le Likoud dénonce un « mensonge » et une « ingérence étrangère », rapporte Midi Libre.

L'opposition réclame une commission d'enquête. Pour Denis Charbit, ces révélations n'ont pas modifié le rapport de force entre les blocs, mais elles s'installeront au cœur de la campagne à l'approche du troisième anniversaire du 7 octobre, selon la RTS.

Expatriés : la bataille du vote des Israéliens de l'étranger

Les Israéliens établis à l'étranger ne peuvent pas voter depuis leur pays de résidence. Pour les faire revenir le 27 octobre, l'opposition multiplie les initiatives, dont le programme « Fly and vote », qui propose des billets d'avion à tarifs négociés et un accompagnement dans les démarches administratives, rapporte RFI.

Le Likoud a saisi la commission électorale pour contester ces dispositifs, signe que la mobilisation des expatriés inquiète le parti au pouvoir. Le scrutin s'annonce très disputé et chaque siège comptera dans l'arithmétique des coalitions.

Législatives en Israël 2026 : une droite fragmentée, une majorité introuvable

« Nous sommes les seuls à pouvoir assurer la sécurité d'Israël », a lancé Benyamin Netanyahou devant ses partisans à Tel-Aviv, promettant de « faire tomber le régime iranien » et de « détruire totalement le Hezbollah et le Hamas », selon la RTBF.

Le chef du Likoud doit ménager une droite éclatée entre Itamar Ben Gvir, crédité de 8 sièges, le Parti sioniste religieux de Bezalel Smotrich et deux partis ultraorthodoxes de 7 sièges chacun, qui conditionnent leur soutien à des exemptions militaires, selon BFM TV.

Le conflit sur quatre fronts et la colonisation accélérée en Cisjordanie ont déplacé la société israélienne vers la droite. La fragmentation de cet électorat rend pourtant l'addition des 61 sièges incertaine.

À un mois des Législatives en Israël 2026, la question n'est plus de savoir si Benyamin Netanyahou perd, mais qui pourra gouverner après lui. Sur le même sujet, notre article : vente bombes Israël États-Unis septembre 2026.