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Vente bombes Israël États-Unis septembre 2026 : 40 000 munitions pour Tsahal, un élu démocrate bloque la procédure

2026-09-20
Vente bombes Israël États-Unis septembre 2026 : 40 000 munitions pour Tsahal, un élu démocrate bloque la procédure

Vente bombes Israël États-Unis septembre 2026 : l'administration Trump prépare l'envoi de 40 000 munitions d'une tonne à Israël, pour 2,8 milliards de dollars, selon i24NEWS et Le Parisien. Le dossier a basculé jeudi quand le démocrate Gregory Meeks a posé un hold sur la procédure d'examen au Congrès.

Vente bombes Israël États-Unis septembre 2026 : 20 000 MK-84, 20 000 BLU-117 et 20 000 ogives pénétrantes

Le paquet transmis de manière informelle aux commissions compétentes du Congrès comprend 20 000 bombes MK-84 et 20 000 bombes BLU-117, pesant chacune environ 900 kilogrammes, précise i24NEWS. Il inclut aussi 20 000 ogives pénétrantes I-2000, conçues pour traverser le béton armé et exploser à l'intérieur des bunkers.

Le montant total atteint 2,8 milliards de dollars, financés en majorité par le programme américain d'aide militaire étrangère, détaille TV5MONDE. Dans ce mécanisme, Washington verse les fonds à Jérusalem, qui achète ensuite le matériel auprès de fabricants américains.

Les MK-84 figurent parmi les munitions conventionnelles les plus destructrices de l'arsenal américain : selon un site de l'armée américaine, leurs éclats peuvent être mortels jusqu'à 370 mètres du point d'impact, rapporte TV5MONDE. La vente n'est pas encore définitive et doit franchir plusieurs étapes d'approbation.

Vente bombes Israël États-Unis septembre 2026 : Gregory Meeks pose un hold au Congrès

Gregory Meeks, élu de New York et ranking member démocrate de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, a annoncé qu'il ne débloquerait pas la vente, dans un communiqué officiel. Il invoque l'absence de garanties suffisantes sur l'usage de ces munitions.

« Je reste fermement attaché à la sécurité d'Israël et à sa capacité à se défendre contre de sérieuses menaces régionales », écrit-il. « Mais la vente proposée de 40 000 bombes de 2 000 livres soulève de graves inquiétudes non résolues », ajoute-t-il, citant les zones densément peuplées de Gaza et du Liban.

Le Guardian rappelle que Meeks est connu pour ses positions pro-israéliennes et qu'il a pris soin de distinguer son objection d'une rupture avec l'État hébreu. Selon The Hill, le département d'État respecte en principe ce type de blocage, mais l'administration Trump avait déjà passé outre un hold de Meeks en février 2025.

Vente bombes Israël États-Unis septembre 2026 : de la pause Biden au feu vert Trump

En 2024, l'administration de Joe Biden avait suspendu une livraison de bombes d'une tonne, sous la pression d'élus démocrates inquiets du bilan civil à Gaza, rappelle i24NEWS. Donald Trump avait levé ce blocage après son retour à la Maison-Blanche.

Depuis les accords de Camp David de 1979, Israël reçoit chaque année plus de 3 milliards de dollars d'aide financière américaine pour sa défense, précise TV5MONDE. Le nouveau contrat s'inscrit dans cette continuité, malgré les tensions apparues autour de la conduite de la guerre à Gaza et du conflit avec l'Iran.

Pour Jérusalem, l'enjeu est double : maintenir la supériorité qualitative face à l'axe iranien, et sécuriser ses approvisionnements alors que l'armée américaine reconnaît elle-même une pénurie de munitions liée à son engagement contre Téhéran, un point relevé par i24NEWS. La BBC souligne que ces bombes de 2 000 livres, fabriquées par General Dynamics, sont au cœur de la polémique internationale.

Vente bombes Israël États-Unis septembre 2026 : Gaza, cessez-le-feu et 1 300 morts

Le Monde et Le Parisien rappellent que la livraison intervient alors que, depuis le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025, les opérations israéliennes ont fait plus de 1 300 morts, selon le ministère de la Santé du Hamas à Gaza. Tsahal fait état de cinq soldats tués sur la même période.

C'est précisément l'argument central des élus démocrates : la reprise des livraisons lourdes dans un contexte de frappes quasi quotidiennes. La BBC note que l'usage des bombes de 2 000 livres par Israël a nourri une colère internationale, en raison de leurs effets dans des zones civiles denses.

À Jérusalem, la ligne officielle reste le désarmement du Hamas comme condition de toute stabilisation durable, et le refus d'un retrait de la ligne jaune dans la bande de Gaza. Le débat américain porte donc moins sur l'existence du soutien que sur son rythme et ses conditions.

Vente bombes Israël États-Unis septembre 2026 : un dossier instrumentalisé par la campagne américaine

Selon TV5MONDE, Gregory Meeks entend faire voter une résolution pour interdire la vente. Mais le texte devrait aussi passer le Sénat, où le président peut opposer son veto. Le New York Times, cité par TV5MONDE, souligne que l'exécutif dispose d'outils pour contourner l'opposition du Congrès.

L'épisode s'inscrit dans une campagne électorale où de nombreux démocrates promettent de réduire le soutien militaire à Israël, en vue des élections législatives de cet automne, relève Le Parisien. La question des munitions devient ainsi un marqueur de campagne plus qu'un débat technique sur les stocks.

Reste l'essentiel : les livraisons d'armes américaines à Israël n'ont jamais été interrompues durablement depuis 1979, et la procédure actuelle, pour bruyante qu'elle soit, ne remet pas en cause l'alliance.

Elle illustre la pression politique croissante sur un partenariat que Jérusalem considère, lui, comme vital pour sa survie. Pour suivre le dossier israélien, voir notre article sur l'arrestation d'un habitant de Majd al-Krum pour espionnage au profit du Hezbollah.