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Délégation iranienne expulsée des États-Unis : l'échec des négociations entre Washington et Téhéran

2026-10-01
Délégation iranienne expulsée des États-Unis : l'échec des négociations entre Washington et Téhéran

La délégation iranienne expulsée des États-Unis a quitté New York dans la nuit du lundi 28 au mardi 29 septembre 2026, après l'effondrement des négociations entre Washington et Téhéran. Selon le site Axios, révélé jeudi 1er octobre, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a ordonné le départ immédiat de la délégation iranienne présente à l'Assemblée générale de l'ONU.

Délégation iranienne expulsée des États-Unis : le récit rapporté par Axios

La délégation était conduite par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, l'interlocuteur direct de Marco Rubio dans les discussions indirectes menées à New York, rapporte le Jerusalem Post.

Un responsable américain cité par Axios résume la décision d'une formule, reprise telle quelle : « Le secrétaire Rubio a mis dehors la délégation iranienne, qui avait abusé de l'hospitalité. L'Assemblée générale était terminée, il était temps qu'elle parte. »

Les médiateurs qataris tentaient de rapprocher les positions, mais aucune des deux parties n'a accepté les concessions nécessaires à un accord.

La Maison-Blanche espérait encore une avancée lundi matin ; en fin d'après-midi, les responsables américains ont conclu à une impasse. La mission américaine auprès de l'ONU a alors informé la mission iranienne que la délégation devait quitter New York immédiatement. L'avion a décollé vers Doha à 1 h 20, heure locale.

Délégation iranienne expulsée des États-Unis : le démenti de Téhéran

Téhéran conteste cette version. La mission iranienne auprès de l'ONU affirme que son départ était programmé de longue date et avait été communiqué au département d'État américain dès le 17 septembre, rapporte Anadolu.

« N'ayant rien obtenu, le département d'État s'est rabattu sur la diffusion d'informations sans fondement », a déclaré la mission iranienne, citée par Arab News. Deux récits inconciliables, donc, pour un même départ.

Une guerre sans issue depuis février

L'épisode s'inscrit dans un conflit qui dure. Les États-Unis et Israël ont déclenché une guerre contre l'Iran le 28 février 2026, rappelle Anadolu. Téhéran a riposté par des attaques de missiles et de drones dans toute la région, et a de facto fermé le détroit d'Ormuz, la voie stratégique du transport d'énergie.

Un mémorandum signé en juin entre Washington et Téhéran devait rétablir la liberté de navigation dans le détroit et encadrer le programme nucléaire iranien. Le compromis n'a jamais été appliqué. Fin septembre, Téhéran a proposé de rouvrir le détroit d'Ormuz sous sept jours ; Donald Trump a rejeté l'offre dès le lendemain, selon TF1 Info.

Les discussions relancées en marge de l'Assemblée générale, avec le Qatar comme intermédiaire, devaient déboucher sur un accord de fin de guerre. Elles ont échoué sur les mêmes lignes de fracture : le nucléaire, les missiles balistiques et l'axe régional soutenu par Téhéran.

Ce que l'impasse signifie pour Israël

Pour Israël, l'échec des discussions est un soulagement ambigu. Benyamin Netanyahou répète depuis des mois qu'aucun accord diplomatique n'est possible avec la direction iranienne, qualifiée de « sauvages », rappelle 20 Minutes.

Jérusalem redoute surtout un texte signé à Washington sans Israël. Le Premier ministre israélien a répété que son pays ne serait pas lié par un accord auquel il n'est pas partie, tout en promettant que l'Iran n'aurait pas l'arme nucléaire, « avec ou sans accord », rapporte le Times of Israël.

L'effondrement des pourparlers repousse aussi la perspective d'une désescalade régionale que Washington cherchait à étendre au Liban. Pour l'état-major israélien, la guerre avec l'Iran reste le scénario de référence, à moins d'un mois des élections législatives du 27 octobre.

La première certitude : les négociations américano-iraniennes sont à l'arrêt, et le Qatar reste le seul canal encore ouvert.

La délégation iranienne expulsée des États-Unis laisse une seconde certitude : pour Israël, l'absence d'accord vaut mieux qu'un compromis jugé insuffisant sur le nucléaire. Cette séquence prolonge la visite secrète de Benyamin Netanyahou à Abou Dhabi et le retrait de plusieurs délégations à l'ONU pendant son discours devant l'Assemblée générale.