Israël

G7 parlementaire désarmement Hamas septembre 2026 : ce que les présidents d'assemblée exigent pour Gaza, le Liban et l'Iran

2026-09-13
G7 parlementaire désarmement Hamas septembre 2026 : ce que les présidents d'assemblée exigent pour Gaza, le Liban et l'Iran

G7 parlementaire désarmement Hamas septembre 2026 : les présidents des assemblées des sept plus grandes démocraties, réunis à Paris du 10 au 12 septembre, ont adopté une déclaration commune qui pose le désarmement du Hamas comme condition de la reconstruction de Gaza, rapporte LCP.

G7 parlementaire désarmement Hamas septembre 2026 : un sommet sous la présidence de Yaël Braun-Pivet

La 24e réunion du G7 parlementaire s'est tenue à l'hôtel de Lassay, résidence officielle de la présidente de l'Assemblée nationale, qui accueillait ses homologues allemand, canadien, américain, italien, japonais et britannique, ainsi que la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, et le président de la Verkhovna Rada d'Ukraine, Ruslan Stefanchuk, détaille LCP.

Dans son discours d'ouverture, Yaël Braun-Pivet a appelé les démocraties parlementaires à « faire bloc » autour de leurs principes fondamentaux, avant que la déclaration commune ne soit publiée vendredi 11 septembre au soir, selon LCP.

G7 parlementaire désarmement Hamas septembre 2026 : la condition posée à la reconstruction de Gaza

Le texte réclame l'accélération des efforts humanitaires et de reconstruction dans la bande de Gaza et la mise en œuvre rapide des mesures politiques et de sécurité pertinentes, « dont le désarmement du Hamas », lit-on dans la déclaration commune.

Yaël Braun-Pivet a été plus explicite encore : « Les restrictions humanitaires doivent être levées et, dans le même temps, le processus de désarmement du Hamas doit être effectif pour laisser enfin place à la reconstruction », a-t-elle déclaré, citée par LCP.

Cette exigence rejoint celle formulée cet été à Jérusalem lors de la rencontre entre le conseiller américain Jared Kushner et le Premier ministre Benjamin Netanyahou (notre article).

G7 parlementaire désarmement Hamas septembre 2026 : le Hezbollah, condition de la souveraineté libanaise

Sur le Liban, les présidents d'assemblée soulignent l'importance d'un cessez-le-feu robuste et durable qui permette le désarmement du Hezbollah et respecte la souveraineté du pays, précise la déclaration.

La présidente de l'Assemblée nationale a jugé qu'un « Liban pleinement souverain » supposait le désarmement du Hezbollah « et le retrait d'Israël », une formulation que Jérusalem conteste, alors que le processus de paix est gelé depuis la suspension des négociations annoncée par Joseph Aoun (notre article).

Pour Le Monde Juif, mettre sur le même plan le désarmement d'une milice terroriste et le retrait de l'armée israélienne revient à récompenser le refus du Hezbollah de déposer les armes.

G7 parlementaire désarmement Hamas septembre 2026 : l'Iran nucléaire dans le viseur des démocraties

La déclaration réaffirme la nécessité de répondre aux menaces posées par l'Iran « dans la région et au-delà » et de « nous assurer que ce pays n'obtienne jamais l'arme nucléaire », tout en soutenant la liberté de navigation sans entrave ni redevance, selon le texte officiel.

Yaël Braun-Pivet a affiché son soutien au peuple iranien et son opposition au pouvoir de Téhéran, répétant que l'Iran ne devait « jamais obtenir l'arme nucléaire », rapporte LCP.

G7 parlementaire désarmement Hamas septembre 2026 : un signal, et des limites

Le texte appelle aussi à mettre un terme aux « violences et au terrorisme en Cisjordanie » et à protéger les populations civiles, une formulation qui nomme enfin le terrorisme là où d'autres enceintes internationales ne voient que des « tensions ».

La même déclaration dénonce toutefois la « colonisation illégale », et la présidente de l'Assemblée nationale a plaidé pour que le plan de paix soit « mis en œuvre par toutes les parties », signe que Paris maintient une ligne d'équilibre.

G7 parlementaire désarmement Hamas septembre 2026 : la déclaration de Paris ne change pas la donne sur le terrain, mais elle grave des exigences que Jérusalem défend depuis des mois. Faire du désarmement du Hamas et du Hezbollah une condition de la paix est une reconnaissance utile pour Israël. Reste à voir si les mots seront suivis d'actes.