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Aoun suspend négociations Israël septembre 2026 : à Nabatiyeh, le président libanais gèle le processus de paix

2026-09-12
Aoun suspend négociations Israël septembre 2026 : à Nabatiyeh, le président libanais gèle le processus de paix

Aoun suspend négociations Israël septembre 2026 : le président libanais a annoncé samedi 12 septembre qu'aucune nouvelle négociation avec Israël n'était prévue « pour le moment », rapporte Libnanews. Joseph Aoun s'est exprimé depuis Nabatiyeh, la ville du Sud libanais meurtrie par les frappes israéliennes, entouré des chefs des principaux appareils de sécurité.

Aoun suspend négociations Israël septembre 2026 : le message de Nabatiyeh

Arrivé au sérail gouvernemental de la ville, le chef de l'État a présenté le retrait israélien, le retour des prisonniers, celui des déplacés et la reconstruction comme des « constantes nationales » que Beyrouth s'engage à mettre en œuvre, détaille Libnanews.

Le choix du lieu et du calendrier donne à la déclaration une portée particulière. Ses détracteurs estiment que les engagements pris par Beyrouth n'ont pas obtenu de contreparties israéliennes suffisantes, et la contestation de la stratégie de négociation du président s'amplifie.

Aoun suspend négociations Israël septembre 2026 : l'accord-cadre dans l'impasse

L'accord-cadre signé le 26 juin à Washington sous l'égide des États-Unis prévoyait le retrait de Tsahal du Sud-Liban et son remplacement par l'armée libanaise, chargée de superviser le désarmement du Hezbollah. Il s'agissait des premières négociations directes entre les deux pays depuis l'échec de l'accord du 17 mai 1983.

La veille du déplacement de Joseph Aoun, le président du Parlement, Nabih Berri, a lâché une formule lourde de sens : « L'accord-cadre est tombé », rapporte Libnanews. Le huitième round prévu à Rome est déjà reporté : selon la chaîne israélienne Channel 12, citée par Ici Beyrouth, il ne devrait pas se tenir avant la mi-septembre.

Aoun suspend négociations Israël septembre 2026 : les frappes du 6 septembre sur Nabatiyeh

Le 6 septembre, des frappes israéliennes ont touché la ville : le bâtiment du ministère des Finances a été endommagé et l'hôpital Ghandour, à Nabatiyeh el-Faouqa, détruit, le ministère libanais de la Santé faisant état de morts et de blessés dans le caza.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a condamné le 8 septembre « l'escalade des opérations militaires israéliennes » et appelé Israël à se retirer, rapporte UN News.

L'OCHA évalue à environ 20 000 personnes le nombre de déplacés ayant fui le district de Nabatieh en une semaine. La FINUL a compté 528 projectiles israéliens tirés entre jeudi et lundi, ainsi qu'un projectile du Hezbollah dimanche, le premier depuis le 21 juin.

Israël affirme riposter aux attaques du mouvement pro-iranien : deux drones d'attaque ont visé ses soldats sur la crête d'Ali Taher, et l'aviation a frappé les infrastructures du Hezbollah dans la région de Nabatiyé, précise Ici Beyrouth.

Aoun suspend négociations Israël septembre 2026 : l'avertissement de Yechiel Leiter

L'ambassadeur d'Israël à Washington, Yechiel Leiter, qui dirige l'équipe de négociation israélienne, a prévenu Beyrouth : utiliser les frappes comme prétexte pour interrompre les pourparlers « offrirait une victoire tactique aux ennemis de la paix », rapporte The Times of Israel. « Faire dérailler les pourparlers est précisément ce que le Hezbollah tente de réaliser », a-t-il écrit sur X.

Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a de nouveau rejeté l'accord-cadre fin août, le qualifiant d'« illégitime, illégal et humiliant » et refusant de déposer les armes, rapporte i24NEWS. L'ambassadeur américain Mike Huckabee juge, lui, que ce « processus historique » n'est entravé que par le mouvement chiite.

Aoun suspend négociations Israël septembre 2026 : qui veut vraiment la paix ?

Aoun suspend négociations Israël septembre 2026 : la décision de Beyrouth tombe au moment où Jérusalem maintient le dialogue malgré les tirs et accepte le principe de retraits par étapes, après la fermeture du consulat britannique de Jérusalem (notre article).

Israël a signé un accord-cadre historique, accepté le principe des zones pilotes et tenu la porte ouverte. La suspension annoncée à Nabatiyeh est d'abord une victoire pour ceux qui n'ont jamais accepté la paix, du Hezbollah à ses parrains iraniens.

La communauté internationale, qui presse Israël de se retirer sans exiger le désarmement du Hezbollah, porte une lourde responsabilité (notre analyse).

Comme le montrait déjà le refus d'Ali Taher de quitter le Sud (notre article), la paix ne se décrète pas à Beyrouth. Aoun suspend négociations Israël septembre 2026 : elle se gagne contre ceux qui la combattent.