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Kamran Hekmati libéré Evin Iran septembre 2026 : le joaillier juif américain toujours interdit de quitter le pays

2026-09-12
Kamran Hekmati libéré Evin Iran septembre 2026 : le joaillier juif américain toujours interdit de quitter le pays

Kamran Hekmati libéré Evin Iran septembre 2026 : le joaillier juif américain de New York est sorti de la prison d'Evin le 5 septembre, mais Téhéran lui interdit toujours de quitter le territoire, rapporte The Times of Israel. Sa famille et les autorités américaines l'ont confirmé vendredi 11 septembre.

Kamran Hekmati libéré Evin Iran septembre 2026 : une libération sans retour

Kamran Hekmati a quitté la prison d'Evin après avoir purgé environ la moitié de sa peine de deux ans, annonce sa famille sur le site militant pour sa libération. Son passeport n'a pas été restitué, et il reste interdit de quitter l'Iran, sans que Washington précise où il se trouve.

La famille se dit « désespérément inquiète pour sa santé et son bien-être » : le joaillier, atteint d'un cancer de la vessie, a besoin de contrôles médicaux réguliers pour éviter une rechute. « Le régime iranien s'en moque éperdument », écrit-elle.

« Comme dans d'autres cas de détention arbitraire en Iran, Kamran semble pris dans la méthode traditionnelle de Téhéran : détenir des Américains pour obtenir des concessions des États-Unis », poursuit sa famille. Sa cousine californienne, Shohreh Nowfar, espère un retour rapide de son passeport.

Kieran Ramsey, directeur des enquêtes de l'ONG Global Reach, y voit un signal de la volonté de l'Iran de renvoyer Kamran chez lui, rapporte The Times of Israel.

Kamran Hekmati libéré Evin Iran septembre 2026 : le crime du voyage en Israël

Ce joaillier, propriétaire d'une bijouterie dans le Diamond District de Manhattan et installé depuis des années à Great Neck Estates, sur Long Island, avait vu son passeport confisqué en mai 2025 alors qu'il tentait de quitter Téhéran. Il avait été arrêté en juillet 2025.

Condamné en août à quatre ans de prison par un tribunal révolutionnaire, il avait vu sa peine réduite à deux ans le mois suivant, rappelle The Times of Israel.

Son crime ? Avoir visité Israël, en vertu d'une loi iranienne interdisant aux citoyens iraniens tout séjour dans l'État juif au cours des dix années précédentes. Sa famille assure que son dernier voyage remontait à treize ans, avant l'adoption de la loi, pour la bar-mitsva de son fils.

L'Iran, qui ne reconnaît pas la double nationalité, avait découvert qu'il détenait un passeport iranien malgré son installation aux États-Unis depuis l'enfance. La prison d'Evin avait été lourdement endommagée pendant la guerre de douze jours entre Israël et l'Iran en juin 2025.

Après ces frappes, les autorités iraniennes avaient détenu ou convoqué au moins 35 membres des communautés juives de Téhéran et de Chiraz, soupçonnés de contacts avec Israël. Le joaillier new-yorkais a finalement été libéré le 5 septembre 2026, sans qu'on sache s'il figure parmi eux.

Kamran Hekmati libéré Evin Iran septembre 2026 : Washington exige son retour

Le département d'État américain a appelé Téhéran à lever l'interdiction de sortie pesant sur Kamran Hekmati, désigné en mars comme « détenu à tort » par Washington.

Il exige aussi la libération immédiate du journaliste iranien-américain Reza Valizadeh, ex-correspondant de Radio Farda, condamné à dix ans de prison après son retour en Iran en 2024 pour rendre visite à ses parents âgés.

« M. Hekmati n'a rien fait de mal. Nous ne pouvons pas nous reposer tant qu'il n'a pas retrouvé sa famille », déclare le député démocrate de Long Island Thomas Suozzi, qui a porté le dossier devant le département d'État.

Kamran Hekmati et Reza Valizadeh sont les deux Américains officiellement désignés comme détenus à tort en Iran, tandis que huit autres Américains non identifiés feraient l'objet d'interdictions de sortie, selon The Times of Israel.

Kamran Hekmati libéré Evin Iran septembre 2026 : la méthode des otages de Téhéran

La libération partielle de Kamran Hekmati s'inscrit dans une longue série d'échanges contraints. En septembre 2023, Téhéran avait libéré cinq Américains, dont Siamak Namazi, Morad Tahbaz et Emad Shargi, contre le transfert de près de 6 milliards de dollars d'avoirs gelés vers des comptes restreints au Qatar, rappelle The Times of Israel.

En 2016, quatre binationaux avaient été relâchés, dont le journaliste du Washington Post Jason Rezaian et l'ancien marine Amir Hekmati, sans lien de parenté avec Kamran. Les gouvernements occidentaux accusent régulièrement Téhéran de détenir des étrangers et des binationaux pour des motifs fallacieux afin d'arracher des concessions politiques ou financières ; le régime iranien rejette ces accusations.

Kamran Hekmati libéré Evin Iran septembre 2026 : un Juif puni pour avoir aimé Israël

Kamran Hekmati libéré Evin Iran septembre 2026 : la libération de ce joaillier juif, condamné pour un voyage en Israël vieux de treize ans, dit tout de la nature du régime des mollahs. Punir un homme pour la bar-mitsva de son fils, c'est confirmer que l'antisémitisme d'État demeure le ciment idéologique de Téhéran.

La sortie d'Evin est une bonne nouvelle, mais elle reste une monnaie d'échange dans la diplomatie des otages. Le retour de Kamran Hekmati dans sa bijouterie du Diamond District dépendra de ce que Washington acceptera de payer.

Comme l'écrit sa famille, le régime iranien ne libère jamais par humanité. Notre analyse du bras de fer avec Téhéran le montrait déjà : chaque vie juive est un levier. Kamran Hekmati libéré Evin Iran septembre 2026 restera, jusqu'à son retour à New York, le symbole de cette méthode.