Croix gammées collège Simone Veil Châtillon-d'Azergues septembre 2026 : la cour taguée le jour de la rentrée, trois plaintes déposées
Croix gammées collège Simone Veil Châtillon-d'Azergues septembre 2026 : une dizaine de croix gammées ont été découvertes mardi 1er septembre au petit matin dans la cour du collège Simone Veil de Châtillon-d'Azergues (Rhône), le jour même de la rentrée scolaire, rapportent Le Progrès et Lyon Mag.
Croix gammées collège Simone Veil Châtillon-d'Azergues septembre 2026 : la découverte au petit matin
La principale de l'établissement a fait la découverte au petit matin, avant l'arrivée des élèves. Les inscriptions, tracées à la bombe de peinture, comprenaient une dizaine de croix gammées, des étoiles de David, des croix celtiques et le message « Votre collège n'est pas assez sécurisé », détaille Lyon Mag.
Les tags auraient été réalisés pendant la nuit. Les auteurs se seraient introduits dans l'enceinte en découpant le grillage au niveau du bois situé à l'arrière du collège, selon Le Patriote Beaujolais, qui cite la gendarmerie.
Prévenus par la direction, les gendarmes se sont rendus sur place pour procéder aux constatations et aux relevés. L'enquête est en cours pour identifier les auteurs.
Croix gammées collège Simone Veil Châtillon-d'Azergues septembre 2026 : trois plaintes déposées
L'établissement, le Département du Rhône et l'Éducation nationale ont porté plainte, rapporte Le Patriote Beaujolais. Le Département « condamne fortement cet acte qui plus est dans un collège qui porte le nom de Simone Veil », et ses équipes se sont mobilisées pour procéder au nettoyage des inscriptions.
Le symbole est lourd. Simone Veil, survivante d'Auschwitz, ministre puis présidente du Parlement européen, incarne la République et la mémoire de la Shoah. Voir une croix gammée taguée dans la cour d'un collège qui porte son nom, le jour de la rentrée, est une provocation adressée à la communauté juive et à l'école de la République.
Une rentrée sous le signe d'un été antisémite
L'affaire s'ajoute à une longue série d'actes recensés cet été. Le Times of Israel faisait état de croix gammées sur un bâtiment municipal de Fécamp le 22 août, de l'inscription « sale juif » sur un chantier forestier en Creuse le 27 août et d'un passager du tramway de Lyon insulté le 26 août, sans qu'aucun témoin n'intervienne.
Les établissements scolaires sont devenus une cible récurrente depuis le 7-Octobre. Dans la nuit du 19 au 20 août, l'école Paul-Bert du Havre avait déjà été vandalisée avec des tags racistes et antisémites, comme Le Monde Juif le rapportait dans sa couverture des tags antisémites de l'école du Havre.
Le 22 août, des croix gammées étaient taguées sur des bâtiments municipaux de Fécamp.
Le message tagué sur le sol, « Votre collège n'est pas assez sécurisé », vise directement la protection des élèves. Il résonne avec les consignes de sécurité renforcées autour des lieux juifs avant les fêtes de Tichri, que Le Monde Juif détaillait dans son article sur la sécurité renforcée des synagogues pour les fêtes juives 2026.
La question scolaire inquiète aussi les institutions juives. Une étude du CRIF publiée en juillet documentait l'assignation des élèves juifs dans la classe et la cour de récréation depuis le 7-Octobre, comme Le Monde Juif l'expliquait dans son analyse de l'étude du CRIF sur les élèves juifs.
Châtillon-d'Azergues ajoute une pierre sombre à ce tableau : le collège porte le nom de Simone Veil, déportée à Auschwitz à 16 ans.
Pour Le Monde Juif, la réponse doit être à la hauteur du symbole. La République doit identifier les auteurs, les juger et protéger les élèves juifs, dont les familles se demandent, après des années de hausse des actes antisémites, si l'école reste un sanctuaire.
Croix gammées collège Simone Veil Châtillon-d'Azergues septembre 2026 restera comme l'une des images de cette rentrée : une cour d'école taguée dans la nuit, et des institutions qui répondent par la plainte. Il faudra des condamnations, pas seulement des communiqués.