Israël

Yoav Horowitz serment loyauté famille Netanyahu août 2026 : l'ancien chef de cabinet du Premier ministre balance tout

2026-08-08
Yoav Horowitz serment loyauté famille Netanyahu août 2026 : l'ancien chef de cabinet du Premier ministre balance tout

Yoav Horowitz serment loyauté famille Netanyahu Yashar août 2026 : l'ancien chef de cabinet du Premier ministre israélien a livré vendredi 7 août 2026 des révélations explosives sur Channel 12 et Channel 13. Aujourd'hui candidat du parti d'opposition Yashar de Gadi Eisenkot, Horowitz affirme que le personnel du bureau du Premier ministre devait signer un serment de loyauté à la famille Netanyahu — et non à l'État d'Israël.

Yoav Horowitz serment loyauté famille Netanyahu Yashar août 2026 : « Depuis 2019, il n'y a plus de démocratie en Israël »

Yoav Horowitz, qui dirigea le cabinet du Premier ministre de 2016 à 2019, a dressé un portrait accablant du fonctionnement du pouvoir israélien. Selon le Times of Israel, l'ancien bras droit de Netanyahou a déclaré : « La demande de loyauté personnelle planait en permanence. C'était une véritable obsession. »

Horowitz raconte qu'un membre du personnel est venu le voir pour lui annoncer « une exigence de la maison », c'est-à-dire de la famille Netanyahu, exigeant que tous les employés signent un serment de loyauté à la famille. D'après ses déclarations relayées par le quotidien israélien, Netanyahou lui-même approuvait cette exigence, mais Horowitz affirme avoir refusé de l'exécuter.

Le verdict de l'ancien chef de cabinet est sans appel : « Depuis 2019, il n'y a plus vraiment de démocratie en Israël. Il y a un bureau du Premier ministre qui gouverne totalement la Knesset, qui a dégradé le système judiciaire, pris le contrôle de la police, et il n'existe plus de contre-pouvoirs. »

Horowitz qualifie la lutte de Netanyahou contre le système judiciaire — sur fond de procès pour corruption ouvert en 2020 et toujours en cours — de « maladie auto-immune », la désignant comme « la racine de tous les maux, qui a finalement conduit au 7 octobre. »

Yoav Horowitz serment loyauté famille Netanyahu Yashar août 2026 : Sara et Bibi, « impossibles à séparer », influencent la sécurité du pays

« Sara Netanyahu et Bibi Netanyahu ne font qu'un ; il est impossible de les séparer », a martelé Horowitz devant les caméras de Channel 12. Selon le Times of Israel, l'ancien chef de cabinet affirme que les membres de la famille sont en contact avec les responsables de la sécurité nationale et ont influencé des décisions majeures.

Horowitz cite un épisode précis : en 2018, Netanyahou venait d'annoncer un accord avec les Nations unies sur les migrants africains en Israël. « Nous rentrons de l'annonce, il reçoit un appel de la maison, et en marchant vers le bureau, il se retourne et me dit : Yoav, dis-leur que c'est annulé, j'ai changé d'avis. » L'accord fut torpillé sur une simple intervention familiale, selon ce témoignage de première main.

Le fils du Premier ministre, Yaïr, connu pour ses déclarations incendiaires sur les réseaux sociaux, est également visé. Horowitz le décrit comme « un facteur supplémentaire » dans le cercle décisionnel du Premier ministre. « La pression de la maison, sur presque tous les sujets, était constante. Il n'y a aucune séparation. Tout est dans la même boîte : les affaires personnelles, économiques, politiques et sécuritaires. »

Israël 2026 : Netanyahou perçu « entre un roi et un empereur », la droite se fracture

Ces révélations interviennent dans un contexte politique israélien explosif. À moins d'un mois du dépôt des listes pour les législatives — fixé au 8 septembre 2026 — le paysage politique se recompose à grande vitesse. Le parti Yashar de Gadi Eisenkot, ancien chef d'état-major de Tsahal, mène les sondages avec 23 sièges contre 22 pour le Likud, selon le Haaretz du 6 août 2026.

Horowitz, désormais candidat sur la liste Yashar, transforme son témoignage en argument électoral : « Netanyahou se perçoit comme quelque chose entre un roi, un empereur ou un président, pas comme un Premier ministre tel que je le conçois. » Le bloc d'opposition dans son ensemble totalise 58 sièges contre 52 pour la coalition, sans qu'aucun camp n'atteigne les 61 nécessaires pour gouverner seul, note le Arab Center DC.

La réponse du Likud n'a pas tardé. Dans un communiqué laconique cité par le Times of Israel, le parti affirme qu'Horowitz « a trouvé son nouveau foyer politique à gauche », sans réfuter aucun des faits avancés. Une esquive qui en dit long.

Ces accusations portées par un témoin de l'intérieur — un homme qui fut durant trois ans le collaborateur le plus proche du Premier ministre — renforcent le narratif d'une dérive autoritaire au sommet de l'État hébreu. Dans un pays où la recomposition politique s'accélère et où la droite se fracture entre loyalistes du Likud et dissidents, le témoignage d'Horowitz pourrait peser lourd dans les urnes.