Israël

Mansour Abbas État palestinien existe août 2026 : le chef de Ra'am exige la reconnaissance, Netanyahu et Eisenkot ferment la porte

2026-08-23
Mansour Abbas État palestinien existe août 2026 : le chef de Ra'am exige la reconnaissance, Netanyahu et Eisenkot ferment la porte

Mansour Abbas État palestinien existe août 2026 : le chef de Ra'am a déclaré samedi 22 août, lors du 28e congrès national de son parti à Tayibe, que « l'État de Palestine existe » et qu'il est « reconnu par la majeure partie du monde, à l'exception des États-Unis et d'Israël », rapportent i24News et The Jerusalem Post.

Le leader arabe israélien, entré dans l'histoire en 2021 en faisant de Ra'am le premier parti arabe d'une coalition gouvernementale, a présenté les citoyens arabes d'Israël comme « un pont vers la paix ». Il appelle Jérusalem et Washington à reconnaître l'État palestinien et dit « œuvrer pour la paix, la réconciliation, la fin de l'occupation et la fin du conflit », précise The Times of Israel.

Mansour Abbas État palestinien existe août 2026 : la déclaration de Tayibe

Le congrès, qui réunissait environ 1 050 militants venus de tout le pays, devait arrêter la liste de Ra'am pour les législatives du 27 octobre. Abbas y a martelé que « l'État de Palestine existe » et que seuls les États-Unis et Israël refusent de le reconnaître, une prise de position qui tranche avec sa stratégie habituelle, centrée sur les préoccupations concrètes des communautés arabes, relève i24News.

Le chef de Ra'am a profité de l'occasion pour plaider la participation arabe au prochain gouvernement. Il propose une coopération avec les trois autres partis arabes avant et après le scrutin, et rappelle que la présence d'un parti arabe dans une coalition israélienne est « une réalité politique » qu'il a lui-même installée.

Mansour Abbas État palestinien existe août 2026 : la réponse de Netanyahu et Eisenkot

La déclaration a suscité des répliques immédiates des deux principaux candidats du camp sioniste. Gadi Eisenkot a répondu sur X : « Il n'y a pas d'État palestinien, et sous un gouvernement que nous formerons, aucun État palestinien ne sera établi », rapporte i24News.

Benjamin Netanyahu a renchéri dans un communiqué : « Tant que je serai Premier ministre, il n'y aura pas d'État palestinien contrôlé par l'Iran, ni à Gaza, ni en Judée-Samarie. Point final. » Le bureau du Premier ministre a dénoncé « le coût d'une coalition de gauche avec les Frères musulmans », visant directement Eisenkot, Avigdor Liberman et Chili Tropper, détaille The Jerusalem Post.

Mansour Abbas État palestinien existe août 2026 : un enjeu de la campagne du 27 octobre

La question palestinienne s'invite ainsi au cœur d'une campagne que les sondages donnent serrée. Selon un sondage Kantar pour Kan, le parti Yashar d'Eisenkot obtiendrait 24 sièges, devant le Likoud à 23, tandis que la coalition actuelle de Netanyahu ne totaliserait que 52 sièges sur les 61 nécessaires pour gouverner, indique i24News.

Avec 11 sièges attendus pour les partis arabes, dont 5 pour Ra'am, Abbas se retrouve en position de faiseur de roi. Netanyahu, qui a promis un « large gouvernement national », a fait du refus d'un État palestinien un marqueur de son camp, un consensus qu'il juge partagé par les Israéliens, observe The Times of Israel.

Mansour Abbas État palestinien existe août 2026 : la formule résume le paradoxe de cette campagne. Le chef de Ra'am, qui a prouvé qu'un parti arabe pouvait gouverner avec le camp sioniste, réclame désormais ce que ni Netanyahu ni Eisenkot ne lui accorderont. Israël, lui, choisira le 27 octobre entre deux hommes qui, sur ce point, disent exactement la même chose : pas d'État palestinien.