Israël rejette plan américain Gaza Hamas accepte août 2026 : Netanyahu bloque le document en 15 points
Israël rejette plan américain Gaza Hamas accepte août 2026 : le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a annoncé dimanche 9 août 2026, à l'ouverture du Conseil des ministres, que l'État hébreu rejetait le « document en 15 points » présenté fin juillet par le Conseil de Paix de Donald Trump. Le Hamas avait pourtant accepté cette feuille de route censée lancer la deuxième étape du plan de paix à Gaza.
Israël rejette plan américain Gaza Hamas accepte août 2026 : « Tsahal ne se retirera pas »
La déclaration du Premier ministre israélien est sans ambiguïté. « Israël rejette le document en 15 points. Tsahal ne se retirera pas tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé et continuera d'éliminer toute menace contre nos soldats et nos citoyens », a-t-il martelé devant les ministres, selon i24NEWS.
Le rejet israélien survient alors que le Hamas avait accepté le plan américain, qui liait le désarmement du mouvement islamiste à un retrait progressif des troupes israéliennes de l'enclave. Le mouvement palestinien s'était redit samedi prêt à le mettre en œuvre. Il a appelé dimanche Washington à faire pression sur Netanyahu pour qu'il revienne sur sa position, dénonçant un blocage « pour des raisons de politique intérieure ou électorale », selon un responsable cité par Ouest-France.
Face aux inquiétudes israéliennes, le haut représentant du Conseil de Paix pour Gaza, Nikolaï Mladenov, avait pourtant assuré à Netanyahu lors d'une rencontre lundi que l'État hébreu ne se retirerait qu'après un désarmement « complet » du Hamas. Cela n'a pas suffi à rallier la partie israélienne.
Israël rejette plan américain Gaza Hamas accepte août 2026 : pas d'État palestinien, Iran en ligne de mire
Au-delà du rejet du plan américain, Netanyahu a posé plusieurs lignes rouges supplémentaires lors de ce Conseil des ministres. « Tant que je serai Premier ministre, il n'y aura pas d'État palestinien, ni à Gaza ni en Judée-Samarie. Ni "Fatahstan", ni "Hamastan" », a-t-il déclaré, selon Le Monde.
Sur le dossier iranien, le Premier ministre a adopté un ton tout aussi martial. « L'Iran sait quel coup dévastateur nous lui porterions s'il nous attaquait », a-t-il lancé, dénonçant les « rumeurs de faiblesse » propagées selon lui par ses opposants. Il a également réaffirmé une position qu'il présente comme intangible : « Avec ou sans accord, tant que je serai Premier ministre, l'Iran n'aura pas l'arme nucléaire. »
Netanyahu a salué le président américain Donald Trump, qu'il a qualifié de « plus grand ami d'Israël à la Maison Blanche », tout en insistant sur le fait qu'Israël continuerait à défendre ses intérêts sécuritaires « même face à ses meilleurs amis lorsque cela est nécessaire ». Le dirigeant israélien a précisé que certaines propositions américaines étaient acceptables et d'autres non, et que les discussions se poursuivaient sur les modalités du désarmement du Hamas.
Un rejet qui intervient dans un contexte politique sous tension
Ce rejet brutal du plan américain intervient à un moment politiquement délicat pour Netanyahu. Le Premier ministre fait face à une forte contestation de ses alliés d'extrême droite, à quelques mois de législatives délicates en Israël. La pression de la coalition, notamment des partis de Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir, rend tout compromis territorial politiquement toxique pour le chef du Likud.
En parallèle, Netanyahu a évoqué les opérations israéliennes au Liban contre le Hezbollah, sans entrer dans les détails, assurant que Tsahal agissait « avec détermination et intelligence » pour neutraliser les menaces. Le message du rejet israélien du plan pour Gaza est clair : Israël rejette plan américain Gaza Hamas accepte août 2026, Israël dicte ses conditions, et Washington doit s'y plier. La balle est désormais dans le camp américain.