Simone Veil exposition Mes sœurs et moi Mémorial Shoah juillet 2026 : l'histoire intime de la fratrie Jacob
L'exposition Simone Veil exposition Mes sœurs et moi Mémorial Shoah juillet 2026 propose un regard neuf sur la figure de Simone Veil en replaçant son destin dans celui, collectif, de la fratrie Jacob. Conçue par le réalisateur et photographe David Teboul, cette exposition gratuite présentée au premier étage du Mémorial de la Shoah à Paris plonge dans l'intimité d'une famille que la guerre a brisée, mais dont les liens résistèrent à l'épreuve de la déportation.
Une exposition conçue par David Teboul, vingt ans d'entretiens avec Simone Veil
Simone Veil exposition Mes sœurs et moi Mémorial Shoah juillet 2026 : le projet d'une vie
Pendant une vingtaine d'années, David Teboul a recueilli la parole de Simone Veil au fil de longs entretiens. Ces conversations intimes, mêlées à l'abondante correspondance familiale et aux journaux intimes des sœurs Jacob, constituent la matière première de l'exposition, comme le détaille le Mémorial de la Shoah. L'approche est radicalement différente des hommages institutionnels rendus à la femme d'État : elle restitue l'innocence d'une enfance niçoise brutalement interrompue par l'Occupation.
Simone Veil exposition Mes sœurs et moi Mémorial Shoah juillet 2026 : une scénographie immersive
La scénographie, signée Cécile Degos, ne se contente pas d'aligner des documents sous vitrine. Des effluves de mimosa évoquent la douceur des années niçoises avant-guerre, tandis que la pièce abritant le journal de Milou, plongée dans l'obscurité, restitue l'oppression de Bergen-Belsen. La voix d'Isabelle Huppert donne vie aux mots de Madeleine Jacob, la sœur aînée, dans un enregistrement qui constitue l'un des moments les plus saisissants du parcours, selon Historia.
Le destin brisé de la fratrie Jacob
Simone Veil exposition Mes sœurs et moi Mémorial Shoah juillet 2026 : l'arrestation du 30 mars 1944
Le 30 mars 1944, Simone Jacob, âgée de 16 ans, est arrêtée par la Gestapo alors qu'elle fête la fin de ses épreuves du baccalauréat avec des amis. Ses faux papiers sont détectés. Dans la foulée, sa mère Yvonne, sa sœur Milou et son frère Jean sont arrêtés à leur tour. Leur père, André Jacob, et leur autre sœur Denise, engagée dans la Résistance à Lyon, seront arrêtés durant l'été.
Simone Veil exposition Mes sœurs et moi Mémorial Shoah juillet 2026 : le journal de Milou à Bergen-Belsen
Simone, Milou et Yvonne sont déportées à Auschwitz-Birkenau par le convoi du 13 avril 1944. Après la marche de la mort jusqu'à Gleiwitz en janvier 1945, elles sont transférées à Bergen-Belsen. Le journal de Milou, commencé en février 1945, témoigne du combat quotidien des trois femmes : « J'allais ainsi tous les soirs l'embrasser, chercher ce qu'elle pouvait nous rapporter pour nous empêcher de mourir de faim », écrit-elle à propos de Simone. Mais Yvonne, atteinte du typhus, s'éteint en mars 1945, quelques semaines avant la libération du camp.
Jean Jacob, le photographe disparu
Simone Veil exposition Mes sœurs et moi Mémorial Shoah juillet 2026 : les clichés inédits du frère de Simone Veil
L'exposition réserve une place particulière à Jean Jacob, le jeune frère de Simone. Passionné de photographie, il laisse derrière lui des clichés d'une sensibilité remarquable, longtemps restés dans le cercle familial. Plusieurs de ses images sont présentées pour la première fois au public. Jean est déporté avec son père André par le convoi 73 en 1944. Ni l'un ni l'autre ne reviendront. L'exposition rend hommage à ce talent fauché, dont l'œil documentait déjà la vie insouciante d'une famille que la Shoah allait anéantir.
Simone Veil exposition Mes sœurs et moi Mémorial Shoah juillet 2026 : transmettre quand les témoins disparaissent
L'exposition Simone Veil exposition Mes sœurs et moi Mémorial Shoah juillet 2026 s'inscrit dans un contexte mémoriel critique : les derniers survivants de la Shoah disparaissent, et avec eux la transmission directe du témoignage. En choisissant l'intime plutôt que le monumental, David Teboul propose une réponse à cette urgence : une plongée sensorielle dans ce que la guerre a détruit et ce que la mémoire familiale a sauvé. Les visites guidées se poursuivent tout l'été, notamment ce mardi 28 juillet, comme l'indique la Ville de Paris. L'entrée est gratuite, au 17 rue Geoffroy-l'Asnier, jusqu'au 15 octobre 2026.