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Macron Dreyfus antisémitisme vigilance juillet 2026 : l'appel solennel du président

2026-07-25
Macron Dreyfus antisémitisme vigilance juillet 2026 : l'appel solennel du président

Macron Dreyfus antisémitisme vigilance juillet 2026 : le président de la République a présidé le 12 juillet la première Journée nationale de commémoration de la reconnaissance de l'innocence du capitaine Alfred Dreyfus. Cent vingt ans jour pour jour après l'arrêt de la Cour de cassation qui réhabilitait l'officier juif injustement condamné, Emmanuel Macron a lancé un appel solennel à la « vigilance de tous les instants » face à une résurgence qu'il a qualifiée de « retour de l'odieux antisémitisme ».

La cérémonie s'est déroulée sur l'île de la Cité, à quelques mètres de la Cour de cassation, en présence de Charles Dreyfus, petit-fils du capitaine âgé de 99 ans, l'une des dernières personnes encore vivantes à l'avoir connu. Une statue de l'artiste Louis Mitelberg dit Tim, représentant Dreyfus le sabre brisé le 5 janvier 1895, y est désormais installée de façon permanente après quarante ans d'errance dans Paris.

Macron Dreyfus antisémitisme vigilance juillet 2026 : une journée nationale désormais inscrite au calendrier

Instaurée par le chef de l'État un an avant la fin de son mandat, cette journée « aura lieu chaque année le 12 juillet » et rendra également hommage aux « dreyfusards » qui œuvrèrent pour faire reconnaître l'innocence du capitaine, à commencer par Émile Zola et son légendaire « J'Accuse » publié dans L'Aurore le 13 janvier 1898.

« Cette journée symbolise la victoire de la justice et de la vérité sur l'arbitraire et le mensonge, ainsi que la lutte contre l'antisémitisme », avait souligné l'Élysée en amont. Dans son discours, retranscrit intégralement par Le Monde, le président a longuement évoqué les grandes figures du dreyfusisme : le lieutenant-colonel Picquart, qui découvrit les preuves de l'innocence et en paya le prix, Bernard Lazare, premier à publier un mémoire sur l'erreur judiciaire, Georges Clemenceau et Jean Jaurès.

Macron Dreyfus antisémitisme vigilance juillet 2026 : « les vieux démons n'ont jamais totalement disparu »

Le président n'a pas éludé la dimension contemporaine de son propos. « Les vieux démons de l'antisémitisme n'ont jamais totalement disparu de notre pays », a-t-il déclaré, rappelant que les actes antisémites — 1 320 en 2025 selon le ministère de l'Intérieur — n'ont jamais été aussi nombreux que pendant les trois dernières années. « Face à ce retour de l'odieux antisémitisme, la vigilance est un devoir de tous les instants », a-t-il martelé.

Selon France 24, le président a également appelé « toutes les municipalités de France » à faire apposer sur « chaque maison, chaque immeuble, chaque lieu où des Juifs furent abrités, hébergés et sauvés les noms des Justes qui les sauvèrent de la barbarie nazie ». Un geste mémoriel concret pour ancrer la mémoire des Justes dans le paysage urbain français.

Emmanuel Macron poursuit ainsi un long travail mémoriel ponctué par six entrées au Panthéon, dont celle de l'historien et résistant Marc Bloch le 23 juin dernier. Le président n'est toutefois pas allé jusqu'à faire entrer Dreyfus au Panthéon, malgré les appels en ce sens — une position que la famille du capitaine continue de contester.

Un signal dans un contexte de menace persistante

L'appel présidentiel intervient dans un climat d'alerte permanente pour la communauté juive française. Quelques jours avant la cérémonie, le gouvernement a présenté le 9 juillet un projet de loi instaurant une peine d'inéligibilité pour les élus coupables de « faits très graves de racisme ou d'antisémitisme », selon 20 Minutes. La ministre Aurore Bergé espère un vote transpartisan, arguant sur France Inter qu'un texte voté à l'unanimité serait « un signal utile de concorde pour le pays ».

La journée du 12 juillet s'inscrit aussi dans la continuité de la promotion posthume d'Alfred Dreyfus au grade de général de brigade, votée par le Parlement en 2025. Un geste de réparation historique pour cet officier brillant dont la carrière fut brisée par un antisémitisme d'État qui trouvait alors sa légitimité dans les plus hautes sphères de l'armée et de la justice.

Le message Macron Dreyfus antisémitisme vigilance juillet 2026 résonne avec une force particulière alors que la France, qui abrite la plus grande communauté juive d'Europe, continue de faire face à une vague d'hostilité sans précédent depuis les attaques du 7 octobre 2023. « Le dreyfusisme n'est pas un souvenir, c'est un état d'esprit », a conclu le président, rappelant que « l'antisémitisme, quelles qu'en soient la racine ou les explications prétendues, est l'ennemi de la République ».