Israël

Émigration volontaire Gaza Ben Gvir septembre 2026 : le plan « Désengagement 710 » pour faire partir 1,86 million de Gazaouis

2026-09-04
Émigration volontaire Gaza Ben Gvir septembre 2026 : le plan « Désengagement 710 » pour faire partir 1,86 million de Gazaouis

Émigration volontaire Gaza Ben Gvir septembre 2026 : le ministre israélien de la Sécurité intérieure Itamar Ben Gvir a dévoilé jeudi un plan visant à faire partir 1,86 million de Gazaouis en sept ans, sous le nom de « Désengagement 710 », en pleine campagne pour les législatives du 27 octobre.

Émigration volontaire Gaza Ben Gvir septembre 2026 : le plan « Désengagement 710 » en détail

Le plan, présenté par le chef d'Otzma Yehudit, prévoit 250 000 départs la première année, 1,11 million en trois ans et 1,86 million en sept ans, avec la création d'un « ministère de l'Émigration » parmi les exigences du parti pour rejoindre le prochain gouvernement, rapporte le Times of Israel.

« Aujourd'hui, ce n'est pas d'illusions de paix dont nous avons besoin, mais de mesures concrètes en faveur de l'émigration », a déclaré Ben Gvir. « Plus question de creuser des tunnels : il est temps de faire ses valises. »

Aux émigrants, le parti promet une « aide au voyage, au logement initial, à la formation professionnelle et à l'emploi », avec un accompagnement allant jusqu'à 24 mois. Des versements aux pays d'accueil sont prévus. La Turquie, l'Éthiopie, le Congo et des pays arabes non précisés sont évoqués comme destinations, selon le Times of Israel.

Le projet nécessiterait un investissement initial de 10 milliards de shekels, complété jusqu'à 50 milliards selon la participation internationale. Le nom « Désengagement 710 » renvoie au retrait israélien de 2005 et à l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023.

Émigration volontaire Gaza Ben Gvir septembre 2026 : Katz assure qu'Israël est prêt « par tous les moyens »

Le ministre de la Défense Israel Katz avait préparé le terrain mercredi : les projets d'émigration massive sont restés à l'étude et ont simplement été « gelés » par le président américain Donald Trump, sans être abandonnés, a-t-il affirmé lors d'une conférence du quotidien Yedioth Ahronoth, cité par le Times of Israel.

Katz a estimé qu'environ 80 % des Gazaouis veulent émigrer, citant des sondages israéliens non précisés, le refus des autres pays de les accueillir constituant le principal obstacle. « Sans émigration, il n'y a au bout du compte pas de véritable solution pour Gaza », a-t-il insisté.

Si des pays se montraient disposés à les accueillir, le gouvernement israélien « est organisé et prêt à les faire sortir, par la mer, par les airs, par tous les moyens possibles », a déclaré Katz, selon le Times of Israel.

Le feu vert de Trump, clé du dispositif

Donald Trump avait proposé en février 2025 de reloger les quelque 2,3 millions d'habitants de Gaza, conduisant Israël à créer une direction du ministère de la Défense chargée de « l'émigration volontaire ». Le président américain a ensuite abandonné cette proposition face à l'opposition internationale, avant de s'engager en octobre 2025 à « encourager les habitants à rester ».

Katz assure pourtant que le plan n'a pas été annulé : Trump l'a simplement « gelé » sous la pression des États arabes. « Le moment viendra lorsqu'il apparaîtra clairement que le Hamas ne tient pas ses engagements », prévient-il. « Nous recevrons alors le feu vert sur les plans militaire et territorial », selon le Times of Israel.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a de son côté réaffirmé mercredi, lors d'une visite sur la « ligne jaune » à Gaza, qu'Israël « ne se retire pas » et contrôle 60 % de la bande de Gaza, rapportent plusieurs médias.

Un plan dénoncé par les critiques

Le plan de Ben Gvir a été qualifié de projet de déplacement forcé par ses détracteurs. Le Guardian titre sur un plan israélien visant à « expulser » les Palestiniens de Gaza, tandis qu'Al Jazeera rappelle que le déplacement forcé de civils en territoire occupé est un crime de guerre selon les Conventions de Genève.

Émigration volontaire Gaza Ben Gvir septembre 2026 s'inscrit dans une campagne où la droite israélienne durcit son discours avant le scrutin du 27 octobre. Le débat oppose partisans d'une solution démographique et défenseurs du plan américain. Une certitude : la question de Gaza dominera la campagne, et Israël ne lâchera rien tant que le Hamas refusera de se désarmer.