Commémoration Durban antisémitisme : l'ONU réaffirme le 28 septembre une déclaration qui a institutionnalisé la haine d'Israël
Commémoration Durban antisémitisme : le 28 septembre 2026, l'Assemblée générale des Nations unies tient une réunion de haut niveau pour les 25 ans de la Déclaration de Durban, un texte que ses détracteurs présentent comme le tournant de l'antisémitisme contemporain, rapporte The Times of Israël.
Commémoration Durban antisémitisme : un rendez-vous fixé au 28 septembre
La rencontre se tiendra dans la salle du Conseil de tutelle, au siège de l'ONU à New York, indique la présidence de la 81e session de l'Assemblée générale. Elle découle de la résolution 80/193 adoptée le 15 décembre 2025, qui a programmé cette commémoration.
Son thème officiel, « Mobiliser le soutien public mondial pour la mise en œuvre pleine et effective de la Déclaration de Durban », résume la difficulté. L'ONU présente ce texte comme un plan d'action contre le racisme, sans mentionner Israël ni les scènes antisémites de 2001. Un projet de déclaration politique appelle simplement à le « réaffirmer ».
Commémoration Durban antisémitisme : ce qui s'est passé à Durban en 2001
La Conférence mondiale contre le racisme, organisée en 2001 à Durban, en Afrique du Sud, a réuni des milliers de représentants du monde entier. Elle a surtout été marquée par son forum des organisations non gouvernementales, qui a rassemblé 50 000 personnes largement acquises aux attaques contre l'État juif, selon The Times of Israël.
Des organisations y ont vendu des exemplaires des Protocoles des Sages de Sion, un faux antisémite, et des tracts faisant l'apologie d'Adolf Hitler ont circulé, rappelle l'ADL. Des manifestants ont brandi une pancarte proclamant « Hitler aurait dû aller jusqu'au bout ». Les étudiants juifs présents ont été harcelés et ostracisés.
Commémoration Durban antisémitisme : une déclaration qui ne nomme qu'Israël
Le texte adopté par les organisations accusait Israël de racisme, de crimes de guerre, d'apartheid et de génocide. La déclaration intergouvernementale était plus modérée : elle reconnaissait le « droit à la sécurité » de tous les États du Moyen-Orient, « y compris Israël », et affirmait que la Shoah « ne doit jamais être oubliée ».
Reste un point central pour ses critiques : Israël est le seul pays nommément cité dans un texte consacré à la lutte contre le racisme. Anne Bayefsky, présidente de Human Rights Voices, en tire la conclusion devant The Times of Israël, reprise par Human Rights Voices.
Commémoration Durban antisémitisme : Danny Danon appelle au boycott
L'ambassadeur d'Israël auprès de l'ONU, Danny Danon, a appelé au boycott de l'événement. « Ne légitimons pas cet héritage toxique », a-t-il déclaré. « Il n'y a pas lieu de célébrer un quart de siècle d'antisémitisme et d'incitation à la haine contre Israël. »
Selon lui, certains pays ont déjà annoncé qu'ils ne participeraient pas à la commémoration, tandis que d'autres ont choisi d'envoyer des diplomates de rang inférieur plutôt que des représentants de haut niveau. En juillet, l'Assemblée générale avait adopté la résolution par 142 voix pour, 3 contre et 13 abstentions. Les États-Unis, Israël et l'Argentine ont voté contre.
Commémoration Durban antisémitisme : la pression monte avant l'Assemblée générale
À New York, le représentant américain Dan Negrea avait prévenu : cette commémoration « célébrera un héritage toxique. Les États-Unis n'y prendront pas part ». Une pétition appelant les dirigeants à se retirer a recueilli plus de 10 000 signatures, et l'ADL a exhorté les États à la boycotter.
Le 2 septembre, UN Watch et NGO Monitor ont publié à Genève un panel d'experts, dont l'ancien ministre canadien de la Justice Irwin Cotler, pour revenir sur la manière dont la conférence de 2001 a institutionnalisé la diabolisation d'Israël sous couvert de défense des droits humains, rapporte UN Watch.
Le 15 septembre, Daniel Meron, ambassadeur d'Israël auprès de l'ONU à Genève, a tenu un événement commun avec la mission américaine. « Il est ironique que la conférence de Durban, épicentre d'un antisémitisme virulent sans équivalent depuis la Shoah, soit célébrée par l'ONU comme un engagement à lutter contre le racisme », a-t-il déclaré, selon JNS.
Commémoration Durban antisémitisme : un héritage que l'ONU refuse de nommer
L'ONU a déjà commémoré Durban en 2009, 2011 et 2021. Pour le vingtième anniversaire, 38 pays avaient boycotté l'événement, rappelle UN Watch. L'histoire longue éclaire le présent : en 1975, l'Assemblée générale avait assimilé le sionisme à une forme de racisme, avant l'abrogation de cette résolution en 1991.
Pour ses détracteurs, Durban a transformé le conflit israélo-palestinien en affrontement racial, opposant des Juifs présentés comme racistes à des Palestiniens présentés comme victimes. C'est cette lecture que l'Organisation s'apprête à réaffirmer, à quatre jours de l'ouverture du débat général de sa 81e session.
La Commémoration Durban antisémitisme n'est donc pas un débat d'historiens. Pour Jérusalem, la réponse tient en une exigence : faire de la lutte contre l'antisémitisme un critère de sélection du prochain secrétaire général de l'ONU. Sur le même sujet, notre article : Danon ONU antisémitisme septembre 2026.