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Crif interdiction marque Sa7ten apologie attentats 7 octobre 2026 : Yonathan Arfi saisit la justice et le ministère de l'Intérieur

2026-08-06

Crif interdiction marque Sa7ten apologie attentats 7 octobre 2026 : le Conseil représentatif des institutions juives de France a officiellement saisi le ministère de l'Intérieur et la justice pour exiger l'interdiction totale de la marque de vêtements Sa7ten, accusée de faire l'apologie des massacres du Hamas via son nom et ses symboles. La polémique, révélée par Europe 1 et confirmée par Le Parisien, illustre une fois de plus la banalisation de la glorification du terrorisme islamiste dans certains segments de la société française.

Crif interdiction marque Sa7ten apologie attentats 7 octobre 2026 : le décryptage d'un nom qui ne doit rien au hasard

Selon le Crif, l'écriture « Sa7ten » constitue un codage transparent : « Sa » pour samedi, « 7 » pour le chiffre sept, et « ten » pour October — soit « Saturday 7 October », la date du pogrom le plus meurtrier contre les Juifs depuis la Shoah, qui a fait 1 200 morts en Israël. Yonathan Arfi, président du Crif, a détaillé l'accusation sur Europe 1 : « Ce nom, si on regarde bien, signifie samedi 7 et "ten" pour octobre, donc samedi 7 octobre. C'est fondamentalement une forme d'apologie du terrorisme des attentats du 7-Octobre. »

La marque, lancée en 2024 et commercialisée en France, rejette ces accusations. Elle affirme que « sahten » est une expression arabe courante signifiant « bon appétit » ou « à ta santé » et nie toute référence, explicite ou implicite, aux attaques du 7 octobre 2023. Sa cofondatrice, Nanor, elle-même originaire de Palestine, a déclaré dans une vidéo TikTok que la marque avait été lancée « en réponse au génocide en cours en Palestine ».

Crif interdiction marque Sa7ten apologie attentats 7 octobre 2026 : les triangles rouges, symbole de la propagande du Hamas

Au-delà du nom, le Crif pointe la présence sur certains vêtements de triangles rouges inversés — un symbole directement emprunté à la propagande militaire du Hamas. Apparu lors de la première Intifada palestinienne en 1987 comme emblème de la résistance palestinienne, ce triangle rouge a été massivement réutilisé depuis le 7 octobre 2023 dans les vidéos de communication du groupe terroriste pour désigner des soldats ou des positions israéliennes à cibler.

« Je n'ai pas souvenir d'avoir vu des marques commerciales essayer de tirer profit d'une forme d'apologie du terrorisme. À mes yeux, cela mérite une réaction ferme et une interdiction de ces productions », a martelé Yonathan Arfi, qualifiant le développement de cette marque d'« inacceptable dans le paysage français ».

Crif interdiction marque Sa7ten apologie attentats 7 octobre 2026 : des événements culturels au service de la cause

La marque ne se limite pas à la vente de vêtements : elle organise également des dîners et des concerts destinés à récolter des fonds pour Gaza, rapporte i24NEWS. Une dimension qui, pour le Crif, aggrave le caractère militant de l'entreprise, transformant un commerce de textile en véhicule de soutien matériel à une entité dirigée par une organisation classée terroriste par l'Union européenne.

À ce stade, les autorités françaises n'ont annoncé aucune suite au signalement du Crif. Le courrier adressé au ministère de l'Intérieur n'a pas encore reçu de réponse publique, et la justice ne s'est pas prononcée. Un nouveau signalement pourrait être effectué dans les prochaines semaines si les autorités restent silencieuses, prévient l'organisation.

Crif interdiction marque Sa7ten apologie attentats 7 octobre 2026 : un test pour la République

Cette affaire dépasse le cadre d'une simple polémique commerciale. Elle pose une question fondamentale : jusqu'où peut aller la banalisation du 7 octobre dans l'espace public français avant que l'État ne réagisse ? Depuis bientôt trois ans, les Juifs de France assistent à une érosion progressive des digues : slogans dans les manifestations, apologie sur les réseaux sociaux, et désormais — si l'analyse du Crif est confirmée — une marque de vêtements qui transformerait le plus grand massacre de Juifs depuis 1945 en identité commerciale.

Le silence des autorités serait un signal désastreux. Si une marque peut impunément coder dans son nom la date d'un pogrom, arborer les symboles de la propagande terroriste et lever des fonds pour Gaza sans que l'État ne lève le petit doigt, alors la communauté juive de France saura à quoi s'en tenir sur la détermination réelle de la République à la protéger.