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Yonathan Arfi CRIF France Israël plus bas historique juillet 2026 : le président du CRIF tire la sonnette d'alarme depuis Jérusalem

2026-07-30

Yonathan Arfi CRIF France Israël plus bas historique juillet 2026 : en visite à Jérusalem avec une délégation du bureau exécutif du Conseil représentatif des institutions juives de France, son président a dressé un constat accablant de l'état des relations entre Paris et l'État hébreu. « La relation entre la France et Israël est à son plus bas historique », a déclaré Yonathan Arfi sur le plateau de La Grande Édition d'i24NEWS, au terme d'une série de rencontres avec les plus hauts responsables israéliens, selon i24NEWS.

Yonathan Arfi CRIF France Israël plus bas historique juillet 2026 : une visite diplomatique sous tension

Durant son séjour, le président du CRIF a rencontré le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa'ar, le président Isaac Herzog et plusieurs députés de la Knesset. À chaque étape, le même message : le dialogue entre les deux démocraties alliées traverse une période de crise sans précédent. Yonathan Arfi a notamment pointé du doigt l'exclusion d'Israël du salon international de défense Eurosatory, une décision qu'il juge « inacceptable » entre deux nations qui partagent des valeurs communes et un combat contre le terrorisme.

Selon le président du CRIF, la politique étrangère française souffre d'un regard déséquilibré sur Israël et d'une lecture régionale qui nuit à la qualité des relations bilatérales. « On ne peut pas d'un côté se présenter comme un partenaire dans la lutte contre le terrorisme et, de l'autre, exclure Israël des forums de coopération en matière de défense », a-t-il martelé, rapporte Studio Qualita.

Malgré ces divergences profondes, Yonathan Arfi refuse toute rupture avec l'Europe. Si les États-Unis demeurent un partenaire stratégique indispensable pour Israël, le dirigeant communautaire insiste sur la nécessité de préserver les liens avec les démocraties européennes, qui restent des acteurs majeurs sur le plan diplomatique et économique.

L'alyah ne doit pas être une fuite face à l'antisémitisme

« La responsabilité des institutions juives est de tout faire pour que personne ne quitte la France à cause de l'antisémitisme », a affirmé Yonathan Arfi avec gravité. Le président du CRIF a tenu à rappeler que l'alyah doit rester un choix personnel et positif, jamais une conséquence de la peur. Un départ motivé par l'insécurité constituerait, selon lui, un signal d'alarme pour l'ensemble de la société française.

Cette mise en garde intervient dans un contexte de multiplication des actes antisémites en France depuis le 7 octobre 2023. Le rapport 2025 du Service de protection de la communauté juive (SPCJ) fait état d'une hausse significative des agressions, menaces et dégradations visant les personnes et les lieux de culte juifs. La synagogue de Levallois-Perret, cambriolée dans la nuit du 26 au 27 juillet, et les tags à croix gammées découverts sur la synagogue de Thionville quelques jours plus tôt illustrent cette réalité quotidienne.

Un appel aux candidats à la présidentielle

À quelques mois de l'élection présidentielle de 2027, Yonathan Arfi a lancé un appel solennel aux responsables politiques français. Il leur demande de faire de la lutte contre l'antisémitisme une priorité républicaine, rappelant que cette menace ne concerne pas seulement la communauté juive mais engage la santé démocratique de la nation tout entière.

« Quand on laisse prospérer l'antisémitisme, c'est toute la République qui est attaquée », a-t-il déclaré. Le président du CRIF a insisté sur la nécessité de sanctions exemplaires contre les actes antisémites et d'un engagement ferme des responsables publics, à tous les niveaux, pour refuser la banalisation de la haine antijuive. Un message qui, à l'approche d'une campagne présidentielle où les questions identitaires et sécuritaires occuperont une place centrale, ne pourra être ignoré.