Poker & Casino

WSOP 2026 Main Event : neuf Français en lice au début du Day 7, le rêve est intact

2026-07-12
WSOP 2026 Main Event : neuf Français en lice au début du Day 7, le rêve est intact

Le rideau est tombé sur le Day 6 du Main Event de la WSOP 2026, et il reste encore 75 joueurs en lice pour le bracelet le plus convoité du poker mondial. Parmi eux, neuf portent les couleurs françaises. C’est plus qu’une simple présence statistique : c’est une vague tricolore qui a résisté à l’abattage progressif des cinq premiers jours de tournoi, à Las Vegas.

Un peloton de tête très serré

Le chipleader de cette fin de Day 6 s’appelle Ralph Perry, avec un stack de 23 millions de jetons. Il devance Lucas Jumalon (17,05 M), Giuseppe Pantaleo (16,75 M), Malcolm Trayner (16,61 M) et Mario Boos (16,125 M). Derrière ce top 5, les écarts sont infimes : à ce stade du tournoi, une seule main peut redistribuer les cartes et réduire à néant un travail de patience de plusieurs jours.

Ce qu’il faut retenir, c’est la compression des stacks. Les blinds montent, les antés rongent les short stacks, et les décisions deviennent de plus en plus brutales. Le Day 7, qui démarre ce 12 juillet 2026 au Horseshoe et Paris Hotel & Casino, sera probablement celui où le rêve va se construire ou s’effondrer pour beaucoup.

Maxime Chilaud, tête de proue française

Le meilleur représentant tricolore au classement est Maxime Chilaud, 8e au général avec 12,79 millions de jetons. C’est un stack conséquent, confortable, qui lui permet de jouer avec une certaine latitude. Mais il ne sera pas le seul à faire rêver la France.

Allan Sannier (8,53 M), Romain Lewis (8,2 M), Thomas Clack (8,17 M) et Edouard Sacrispeyre (7,5 M) forment un bloc de joueurs bien positionnés, autour de 50 et 70 blindes. Ils ont de la marge, mais surtout de l’expérience. Virgile Turchi (4,6 M), Thomas Macdonald (2,7 M), Benjamin Morgan (2,1 M) et Dylan Smith (1,66 M) sont plus courts. Ils devront manoeuvrer avec précision, attendre les bonnes situations, et éviter les confrontations inutiles.

La WSOP Main Event, le dernier marathon du poker

Avec 9 208 entrées au total, ce Main Event 2026 est, une fois de plus, une gigantesque épreuve d’endurance. On est passé du bruit des salles bondées aux silences concentrés des tables finales. Ce qui sépare un champion d’un joueur oublié, à ce niveau, n’est pas seulement la technique : c’est la capacité à tenir nerveusement, à encaisser les coups durs, à rester lucide quand la fatigue et la pression s’accumulent.

Il y a aussi quelque chose de résolument européen dans cette présence française. Le poker américain reste la locomotive du circuit, mais les joueurs du Vieux Continent, formés sur des structures profondes et des champs compétitifs, ont prouvé depuis plusieurs années qu’ils savaient tenir la distance. La France, en particulier, dispose d’une scène live dense et d’une culture du tournoi qui produit régulièrement des profils solides à l’international.

Que reste-t-il à espérer ?

Le bracelet n’est pas pour demain. Il faudra probablement survivre au Day 7, puis au Day 8, avant d’atteindre la table finale officielle. Mais neuf Français dans ceux qui décrochent un prix de plusieurs centaines de milliers de dollars minimum — c’est déjà un succès collectif. Et si l’un d’eux allait jusqu’au bout ? L’histoire est là, proche, presque palpable.

Le Main Event de la WSOP reste le seul tournoi au monde où un joueur lambda peut, en dix jours, basculer dans une légende. Pas celle des médias mainstream, mais celle du poker. Celle que connaissent les salles de clubs, les fans de stats, les noctambules des sites de ressuivi. C’est peut-être ce qui rend ce tournoi irrésistible : il n’y a pas de titre plus difficile à gagner, et aucun qui ne soit plus envié.

Retrouvez toutes nos analyses du circuit poker sur la page d’accueil de Le Monde Juif.