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Bennett Qatar État ennemi Israël juillet 2026 : l'ancien Premier ministre promet une rupture totale

2026-07-27
Bennett Qatar État ennemi Israël juillet 2026 : l'ancien Premier ministre promet une rupture totale

Bennett Qatar État ennemi Israël juillet 2026 : l'ancien Premier ministre israélien Naftali Bennett a promis, lundi 27 juillet, de classer le Qatar parmi les États ennemis d'Israël s'il revenait au pouvoir. Il s'exprimait lors de la conférence sur la sécurité nationale de l'INSS, selon i24News.

Bennett Qatar État ennemi Israël juillet 2026 : une déclaration fracassante à l'INSS

« Dans le prochain gouvernement, je déclarerai le Qatar État ennemi », a martelé Bennett devant l'auditoire de l'Institute for National Security Studies, rapporte i24News. Le président du parti Be'Yahad, qui brigue un retour au pouvoir lors des élections législatives du 27 octobre 2026, a utilisé un langage d'une virulence inédite contre l'émirat gazier.

« Le Qatar est un cancer antisémite qui envoie des métastases vers l'Occident et jusque dans le bureau du Premier ministre israélien », a-t-il lancé. Bennett a accusé Doha d'être « le principal parrain du terrorisme islamiste dirigé par le Hamas » et de financer Al Jazeera comme relais de propagande anti-israélienne, rapporte The Times of Israel.

Bennett Qatar État ennemi Israël juillet 2026 : un positionnement électoral à droite

Cette déclaration tonitruante s'inscrit dans un contexte de campagne électorale, à moins de trois mois du scrutin. Bennett cherche à occuper le flanc droit de l'échiquier politique israélien sur les questions sécuritaires. Le Qatar, médiateur controversé entre Israël et le Hamas, constitue une cible idéale pour un électorat traumatisé par le 7 octobre 2023.

L'émirat, qui héberge la direction politique du Hamas, se trouve dans une position de plus en plus inconfortable. Plusieurs responsables israéliens ont multiplié les critiques contre Doha ces derniers mois. Une étude récente relayée par i24News qualifiait le Qatar de « soutien du Hamas » plutôt que de « médiateur neutre », selon The Times of Israel.

Des conséquences diplomatiques majeures pour les alliés occidentaux

Une déclaration formelle d'État ennemi par Israël aurait des répercussions considérables pour les alliés d'Israël. Le Qatar entretient des relations stratégiques avec Washington — il abrite la plus grande base militaire américaine du Moyen-Orient à Al-Udeid — et avec Paris, partenaire diplomatique de premier plan. Une rupture israélo-qatarie placerait les capitales occidentales dans une équation délicate.

Le gouvernement Netanyahou n'a pas encore réagi officiellement aux déclarations de son prédécesseur. Doha a joué un rôle clé dans les négociations pour la libération des otages israéliens encore détenus à Gaza depuis le 7 octobre, une carte que Bennett semble prêt à sacrifier. Le sort de la médiation qatarie dépendra largement de l'issue des élections du 27 octobre.

Le précédent du 7 octobre : un traumatisme qui dicte la ligne politique

Les accusations de Bennett puisent leur force dans le traumatisme collectif du 7 octobre 2023. Il a évoqué « nos fils et nos filles assassinés, violés, brûlés et enlevés » pour souligner que le Qatar porte une responsabilité dans le financement des auteurs de ces crimes. Cette rhétorique trouve un écho certain dans une société israélienne encore en deuil.

Le Hamas, dont les dirigeants politiques résident à Doha, a bénéficié de financements qataris transitant par Gaza, officiellement destinés à l'aide humanitaire. Bennett affirme que cet argent a servi à construire l'infrastructure militaire du Hamas, tunnels et arsenaux utilisés lors de l'attaque. Une commission d'enquête israélienne sur les défaillances du 7 octobre devrait examiner le rôle de l'émirat.


Bennett Qatar État ennemi Israël juillet 2026 : à trois mois des élections législatives, la surenchère sécuritaire israélienne prend pour cible le petit émirat du Golfe. La promesse de Naftali Bennett replace la question du Qatar au cœur du débat politique israélien.