Tsahal se prépare à une offensive majeure à Gaza pendant qu'Israël remporte des victoires diplomatiques
L'armée israélienne se prépare à une reprise des combats à grande échelle dans la bande de Gaza. Pendant ce temps, sur le front diplomatique, Jérusalem enchaîne les succès. Deux réalités qui dessinent l'image d'un Israël résolu à sécuriser son territoire tout en tissant une toile d'alliances que ses détracteurs peinent à expliquer.
Selon le quotidien israélien Ha'aretz, le chef d'état-major de Tsahal, Eyal Zamir, a approuvé ces dernières semaines plusieurs plans opérationnels présentés par le commandement du Sud. L'objectif : reprendre les opérations terrestres dans l'enclave palestinienne, là où le Hamas aurait profité du contexte régional pour rebâtir ses capacités militaires. Tsahal estime que le groupe terroriste a restauré une partie de son infrastructure, notamment des sections de son réseau de tunnels endommagées pendant le conflit, et a reconstruit son quartier général après la mort de ses derniers chefs militaires, Ezzedine Al-Haddad et Mohammed Odeh, tués en mai 2026.
Des zones jusque-là épargnées désormais visées
Ce qui change dans cette phase, c'est l'ampleur des zones d'incursion. Comme le rapporte Courrier International, l'armée israélienne envisage de pénétrer dans des secteurs largement évités jusqu'à présent par crainte de la présence d'otages : certains camps de déplacés du centre de Gaza, la zone humanitaire d'Al-Mawasi, et de vastes quartiers de la ville de Gaza. L'occupation israélienne atteindrait ainsi 70 % du territoire, contre 53 % à la fin de la guerre et 64 % aujourd'hui.
Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou soutient cette pression des hauts gradés. Le gouvernement n'a pas encore tranché officiellement, mais la dynamique est claire : le cessez-le-feu d'octobre 2024 n'a pas produit la désarmation du Hamas promise dans la deuxième phase de l'accord, et l'absence d'avancée du plan américain pour Gaza laisse un vide que le terrorisme comble.
Pendant ce temps, Israël avance ses pions sur l'échiquier mondial
À l'inverse de l'image d'isolement que ses ennemis s'échinent à coller à Jérusalem, Israël multiplie les ouvertures diplomatiques. Le 14 juin 2026, le président Isaac Herzog a reçu à Jérusalem le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, consolidant une reconnaissance historique et l'ouverture d'une ambassade à Jérusalem, comme le rapporte i24News.
Plus surprenant encore, la Slovénie a annoncé le 11 juin l'annulation de toutes les mesures hostiles à Israël, y compris l'embargo sur les armes. Le nouveau Premier ministre Janez Janša, à la tête d'un gouvernement de droite, a imposé un virage diplomatique complet. Israël ouvrira sa première ambassade à Ljubljana. Quelques jours plus tôt, la Slovénie refusait encore l'atterrissage d'un vol Israir. Le tournant est spectaculaire.
Dans les Fidji, Gideon Sa'ar a inauguré le 2 juin la quatrième nouvelle ambassade israélienne en moins de 18 mois, renforçant la présence de Jérusalem dans le Pacifique. La République tchèque, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Petr Macinka, s'est engagée le 20 mai à bloquer toute nouvelle sanction européenne contre Israël, même seule au sein de l'UE.
La leçon : la force paie, la diplomatie aussi
Ces deux fronts — militaire et diplomatique — ne sont pas disjoints. C'est parce qu'Israël a montré sa détermination à éliminer la menace du Hamas, du Hezbollah et des Gardiens de la révolution que des pays autrefois réticents se sentent aujourd'hui libres de rapprocher leur position. La victoire militaire crée les conditions de la victoire diplomatique. L'inverse est vrai : chaque ambassade ouverte à Jérusalem, chaque embargo levé, renforce la légitimité d'un État qui refuse de négocier avec le terrorisme.
Les critiques d'Israël — de la France institutionnelle aux tribunes du Monde diplomatique — préfèrent dénoncer une « occupation » sans jamais proposer d'alternative crédible au Hamas. Ils ignorent que le désarmement du groupe terroriste, prévu dans l'accord d'octobre 2024, n'a jamais eu lieu. Ils passent sous silence que c'est le Hamas qui a choisi de reconstruire ses tunnels plutôt que de protéger les Gazaouis.
Tsahal ne cherche pas la guerre. Elle prépare la sécurité d'un pays qui a déjà perdu trop de citoyens à cause d'une complaisance occidentale envers des islamistes qui rêvent de son anéantissement. Et si le monde commence à comprendre que Jérusalem est un partenaire fiable et non un bouc émissaire, c'est précisément parce qu'Israël a cessé de s'excuser d'exister.